Entre nous, je pensais… je croyais… et beaucoup d’autres verbes à l’imparfait. Peut-être que c’est ça qui nous a tué, l’imperfection… ? Cette longueur d’onde un brin décalée nous aurait propulsé à des milliers de kilomètres l’un de l’autre ?... alors même que tu dormais dans mes bras ? En y repensant, je voyais dans tes yeux ces constellations où je plaçais tous mes rêves sans rien retenir, sans rien garder. Mais peut-être… peut-être ai-je rêvé seul. Fichue imagination. A force de penser, j’ai dû devenir fou et prolonger le réel si bien qu’à notre premier baiser, j’étais déjà parti plus loin, je t’attendais. Ca n’était peut-être pas le bon moment, ou je n’étais peut-être pas le bon, mais il y a quelque chose que je voudrais te dire. Intemporellement, je t’aime. Je ne sais pas ce qu’il aurait fallu, peut-être que tu aies eu froid pour avoir envie de te coller tout contre moi ?... J’aurais ouvert toutes les fenêtres, toutes les portes sur ton chemin. J’aurais inventé des courants d’air, acheté des congélateurs que j’aurais laissés ouverts. Il aurait fait si froid dans ta vie… et te réchauffer serait devenu le but de la mienne, peut-être…